Histoire du MÉDAC
Le Mouvement d’éducation et de défense des actionaires (le MÉDAC, anciennement l’APÉIQ) a été fondé le 7 décembre 1995 par Yves Michaud dans le souci d’offrir aux petits actionnaires tout à la fois une possibilité de se faire entendre et un espace d’échange, d’information et de défense de leur cause. Le MÉDAC apparut à un moment où le monde de la finance était marqué par de frénétiques et insatiables appétits. Des dérives boursières ont durement affecté des milliers de petits actionnaires qui sont restés impuissants et isolés. Dans ce contexte, le MÉDAC a vite assumé une fonction d’alerte, de prévention et d’information en direction de ses membres et plus largement encore du grand public aussi désorienté qu’indigné par la cascade de scandales qui ont éclaté.
Dix ans après sa création, l’APÉIQ cède le pas au MÉDAC
Réunis en assemblée annuelle et extraordinaire le 29 mai 2005, les membres de l'Association de protection des épargnants et investisseurs du Québec APÉIQ ont unanimement applaudi sa nouvelle raison sociale qui devient le Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires MÉDAC. Ainsi, dix ans après sa fondation, l'organisme sans but lucratif, assume pleinement le rôle d'éclaireur qu'il a joué auprès de l'ensemble des épargnants et des investisseurs. Plus qu'un changement de dénomination, cette initiative marque un tournant dans l'action du mouvement qui, tout en accentuant sa vigilance sur le front de l'activité des entreprises québécoises et canadiennes cotées en bourse, déploiera des outils d'information et de formation destinés aux actionnaires. De l'initiation à l'activité boursière, jusqu'à la préparation de propositions d'actionnaires, le MÉDAC veillera à ce que la «démocratie actionnariale» s'applique dans toutes les entreprises dont l'essor s'appuie sur les économies du grand public.
Acte fondateur de la démocratie actionnariale
Le droit de promouvoir des propositions aux assemblées d'actionnaires et de les faire inscrire dans les avis de convocation a été reconnu par la décision du 9 janvier 1997 de la Juge Pierrette Rayle dans l'affaire Yves Michaud contre la Banque Nationale du Canada. La décision de la Cour Supérieure confirmée par la suite par Cour d'appel a eu un impact primordial pour les actionnaires. Qualifiée d'«acte fondateur de la démocratie actionnariale» , cette décision permet au petit actionnaire de participer rééllement aux assemblées d'actionnaires.
Jugement de l'Honorable Pierrette Rayle, 9 janvier 1997.pdf
Mission
-
Faire valoir auprès des gouvernements le point de vue des membres sur le fonctionnement des marchés financiers;
-
Promouvoir une meilleure représentation des actionnaires aux conseils d'administration des entreprises;
-
Favoriser une plus grande transparence dans la gestion des sociétés par actions;
-
Constituer un espace de débats, d'échanges;
-
Assurer la formation des membres.