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Ajouter « une petite gêne »

Trop de « gouvernance », Messieurs Desmarais?

21 mai 2014
Gilles Boivin, investisseur à Québec (Le Devoir)

André et Paul Desmarais sont partis en guerre contre une proposition du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) qui suggérait de tenir un vote consultatif sur la rémunération des dirigeants d’entreprises cotées en Bourse.

C’est une charge à fond de train qu’ils mènent, invoquant la trop grande complexité du sujet qui doit être réglé, selon eux, par un comité du conseil d’administration et non par les actionnaires qui n’y comprennent rien. C’est pourtant les actionnaires qui sont les véritables propriétaires de l’entreprise. C’est le même genre d’argumentaire utilisé à l’époque pour s’opposer même à la seule divulgation de la rémunération des dirigeants. On y ajoutait l’idée de compétition pour garder ce « secret d’État ». Heureusement, le mouvement pour la divulgation qui est venu des États-Unis a été suivi par le Canada, rendant celle-ci obligatoire. Quant au vote sur la rémunération, il ne s’agirait que d’un vote consultatif, qui bien que non exécutoire ajouterait « une petite gêne » et pourrait prévenir certaines dérives. Le problème avec la gouvernance des entreprises est bien plus profond et provient de la nature même des conseils d’administration et des deux classes d’actions.

La première classe d’actions jouit d’un vote seulement et est vendue au public investisseur pour amasser les fonds nécessaires à la croissance de l’entreprise, et la deuxième donne généralement droit à 10 votes, et est gardée par les fondateurs et les dirigeants qui veulent bien des fonds, mais ne veulent pas se départir du contrôle de la compagnie et du conseil d’administration.

Ce système, inéquitable à sa face même, disparaîtra à brève échéance puisqu’il existe un mouvement mondial pour y mettre fin. Encore une fois, à cause de nos nombreuses compagnies négociées également dans les Bourses américaines, le Canada devra éventuellement harmoniser ses pratiques avec celles de nos voisins du Sud.

Avantages cachés

Bien sûr, à la défense du système, on nous sert des arguments tels les besoins en capitaux et la flexibilité pour agir rapidement dans certaines situations. On ne mentionne jamais la plus grande facilité de négocier des conditions particulièrement avantageuses pour les dirigeants en cas de vente ou de prise de contrôle hostile. Même les Boers ont compris qu’une personne, un vote serait dorénavant la règle en Afrique du Sud.

Les conseils d’administration, dans leur forme actuelle, sont des clubs d’amis à la solde des dirigeants. C’est le PDG qui invite les individus à venir siéger à son CA, leur garantissant l’élection par les actionnaires; bien sûr, puisqu’il contrôle les votes. Leur rémunération est d’environ 100 000 $ pour quelque 12 jours de travail par année. Dans ces conditions, ils sont évidemment à la solde du PDG, sinon dans la réalité, du moins dans les apparences. Bien plus, après quelques années ils deviennent des copains, pour ne pas dire des complices. Il ne faut donc pas se surprendre des recommandations de salaires faramineux en faveur des dirigeants. À sa dernière année à la tête de la Financière Power il y a quelques années, Robert Gratton a reçu 40 millions de dollars, ce qui incluait cependant les profits de la vente d’options. Cette même année, Laurent Beaudoin de Bombardier et John Roth de Nortel (qui allait faire faillite peu après) ont chacun empoché 40 millions. Tout ça dûment recommandé par le Comité de rémunération et approuvé par le CA. C’était mon club des 40 millions.

Je comprends l’utilité des CA pour épauler les dirigeants dans les grandes orientations des entreprises, mais je pense que leur fonctionnement devrait être amélioré. C’est dans l’ordre que le PDG puisse choisir des individus qui ont une feuille de route enviable dans les affaires et avec qui il puisse se sentir à l’aise dans les décisions importantes qui seront portées à leur attention.

Nonobstant le fait qu’il doive y avoir une certaine continuité dans ce groupe décisionnaire, ne devrait-on pas fixer la retraite de ses membres en fonction de la durée du mandat (disons six ou huit ans) plutôt que de l’âge de l’individu, généralement 70 ans? Ou encore, ne pourrait-on pas par exemple imiter le Sénat américain et remplacer le tiers ou le quart des membres chaque année? L’effort additionnel demandé au comité exécutif pour expliquer la problématique des sujets abordés au CA serait amplement compensé par la qualité de la décision prise avec une plus grande indépendance. Un mandat plus court aurait tendance à diminuer l’effet de copinage si néfaste dans la gouvernance. Je suis conscient que mon intervention dans le débat ne me vaudra pas une invitation à Sagard, mais j’en fais mon deuil.

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Soulever toutes les questions

La Presse papier, entre vie et trépas

Les autres quotidiens du groupe devront aussi se transformer ou disparaître, disent les frères Desmarais

16 mai 2014
François Desjardins, Le Devoir

Cette fois, c’est la famille Desmarais elle-même qui en parle publiquement. Les jours de la version imprimée de La Presse, dont le propriétaire a investi 40 millions pour construire une version numérique destinée aux tablettes, sont plus ou moins comptés.

L’abandon du papier, qui n’a encore fait l’objet d’aucune décision, a été évoqué jeudi lors de l’assemblée des actionnaires, dont l’ordre du jour était tout autre : présentation des états financiers, vote sur les propositions d’actionnaires et, au passage, doléances envers des règles de gouvernance qui vont trop loin, selon les deux fils du fondateur.

C’est à la fin de l’assemblée que l’avenir de La Presse a été soulevé. Lorsqu’un représentant du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) a demandé à Paul Desmarais fils si Power envisageait la disparition de la version papier, ce dernier a dit qu’« à terme, oui, tout simplement oui ».

Le discours annuel de Paul Desmarais fils a notamment porté sur la gouvernance, qui dans bien des cas va trop loin, selon lui. Il a mentionné les votes consultatifs sur la rémunération de la direction, ce qu’il considère comme un « empiétement progressif des actionnaires sur des questions qu’on percevait auparavant comme étant de la responsabilité exclusive du conseil ».

Power, qui contrôle notamment Great-West et London Life, a indiqué que son bénéfice au premier trimestre a atteint 242 millions, en hausse de 8 %.

En conférence de presse, M. Desmarais et son frère André — qui dirigent Power conjointement et dont le père est décédé en octobre 2013 — ont vite été invités à revenir sur le sujet de La Presse.

« Les revenus [publicitaires] baissent de façon dramatique et le lectorat vieillit », a dit André Desmarais. « Au cours des dernières années, et en particulier la dernière, il y a eu une chute énorme des revenus publicitaires qui proviennent d’annonceurs nationaux et, maintenant, du détail. Ça augure mal pour la survie des quotidiens qui sont uniquement dans l’imprimé. Il y a toujours des exceptions, prenez le New York Times, qui est une marque mondiale, le Wall Street Journal. La Presse n’est pas une marque mondiale. »

La direction de l’entreprise n’écarte pas la possibilité de « garder [le papier] le samedi et le mercredi, je n’en ai aucune idée », dit M. Desmarais.

Quand un journaliste lui a demandé s’il y aurait des mises à pied à Montréal ou en région lors de la disparition du papier, André Desmarais a répondu : « C’est une réalité, ce n’est pas à cause de nous. C’est un média, et les gens en veulent moins. Après un moment, si les publicitaires ne sont pas prêts à mettre des publicités dans les journaux, c’est évident qu’il y aura des mises à pied à faire. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas construire une business autour de ça, comme on l’a fait à La Presse+. »

Autres journaux

Les autres quotidiens de la filiale Gesca auront vraisemblablement à revoir leur mode de fonctionnement, a-t-il affirmé en réponse à une autre question. « Qu’est-ce qu’il peut arriver à ces quotidiens-là? Ben, ils vont disparaître. Il faudra qu’ils aient des discussions sérieuses, lesquelles nous voulons, bien entendu, avoir avec eux. En espérant pouvoir trouver une façon de les intégrer aux tablettes ou de développer pour eux un mode de survie à long terme. »

La plateforme La Presse+ a coûté 40 millions. La mise en vente des autres actifs de l’entreprise, en région, n’est pas exclue, mais André Desmarais a souligné qu’avec eux viennent des régimes de retraite.

Gesca a conclu en février 2014 une entente avec Transcontinental en vertu de laquelle Gesca devait faire un paiement unique de 31 millions pour avoir une plus grande flexibilité « quant aux besoins d’impression ».

Le syndicat de La Presse a indiqué hier que « le redéploiement de La Presse sur d’autres plateformes a été fait avec l’appui des syndicats » et a nécessité des « sacrifices ». « On espère et on croit que ce succès peut être reproduit dans les autres journaux du groupe Gesca », a-t-il ajouté en qualifiant le projet d’emballant malgré ses difficultés.

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« pas mal de matériel » — Paul fils

La spectaculaire fin du silence des frères Desmarais

15 mai 2014
François Pouliot, Les Affaires (Blogues )

Comme à chaque année, la plupart des journalistes présents à l’assemblée de Power Corp. se demandaient en entrant s’ils auraient à tout le moins une petite histoire. Au sortir, ils ne savaient plus par laquelle commencer!

Pendant des années, les frères Paul et André Desmarais avaient habitué le public à une grande discrétion. Ils marchaient ainsi dans les pas de leur père, Paul Desmarais, qui aimait bien les médias, mais à condition de ne pas se retrouver dedans.

Est-ce le départ du père? Nul ne peut conclure avec certitude. Mais, jeudi, les fils Desmarais sont réellement sortis de la réserve qu’ils semblaient s’imposer. Et l’on a enfin pu découvrir un peu mieux leur personnalité. Les opinions sont nombreuses et tranchées. Elles ne manqueront pas de faire réagir dans plusieurs milieux. Il est fort intéressant de les voir s’amener au débat public.

Récit commenté d’une assemblée inattendue.

Le vrai futur du Québec

On les savait fédéralistes, une question d’un confère sur l’avenir économique du Québec a donné lieu à une véritable profession de foi.

André Desmarais, particulièrement, a longuement insisté sur les résultats de la dernière élection provinciale. « J’ai l’impression que le Québec a finalement décidé de tourner la page et aller vers un vrai futur », a-t-il indiqué en précisant que la province venait probablement de répondre une fois pour toutes qu’elle ne voulait plus parler de référendum.

Monsieur Desmarais estime que l’on a passé 40 ans à discuter de la chose et que cette réponse permettra désormais au Québec de revenir sur le chemin de la croissance et d’atteindre un poids économique qui soit identique à son poids démographique, si ce n’est supérieur.

Il est optimiste pour le Québec en ce qu’il « est créatif, intelligent et a un bon niveau d’éducation ». À ses yeux, il regagnera lentement la confiance du Canada anglais, « qui commençait à se demander ce qu’il voulait, lui qui recevait énormément de péréquation ».

Paul Desmarais a de son côté estimé qu’un important voile d’incertitude venait d’être levé et que les capitaux reviendraient à la longue, au fur et à mesure que la confiance serait rebâtie.

Messieurs Desmarais ont aussi parlé de la Commission Charbonneau, des carrés rouges et de la Charte comme des éléments qui avaient nui à l’image du Québec et qu’il fallait faire oublier, mais la discussion est sans cesse revenue sur la question référendaire.

Quelque chose nous dit que cette question du « vrai futur » fera parler.

Les journaux papier sont morts

La discussion a aussi beaucoup porté en conférence de presse sur l’avenir des journaux et le nouveau produit numérique de Gesca : La Presse+.

Bien qu’ils ne veulent pas tout de suite vendre la peau de l’ours, les frères Desmarais sont apparus très optimistes pour le produit. Pour la première fois, on les a entendus confirmer que La Presse papier allait disparaître.

Quand?

Ils ne peuvent le dire encore. Il se pourrait, a-t-on cru comprendre, que la disparition ne soit que graduelle, et en premier lieu sur certains jours de semaines.

La Presse papier étant appelée à disparaître, à titre d’ancien du Soleil de Québec, on n’a pu s’empêcher de demander comment ils entrevoyaient l’avenir de leurs quotidiens régionaux. La réponse d’André Desmarais nous a fait sourciller : « Ils vont disparaître », a-t-il simplement laissé tomber. Puis, il a précisé que des discussions sérieuses devraient avoir lieu avec ces quotidiens pour tenter de trouver une façon de les intégrer aux tablettes ou une façon de survivre à long terme. Il a parlé de l’importance de différentes sources d’information pour une société, sans aller plus loin.

On est ressorti assez déprimé face au sort qui semble guetter notre alma mater. Et en souhaitant que Power ne baisse pas prématurément les bras.

La rentabilité future de La Presse+ semble surtout reposer sur le marché de la publicité nationale. Or, les journaux régionaux, comme Le Soleil, sont beaucoup dépendants de la publicité locale. Dans l’état actuel des choses, avec les coûts de fabrication de la publicité de La Presse+, il n’est pas clair que la formule tablette puisse très bien fonctionner sur le marché local. Du moins avant quelques années. Si on cesse de soutenir convenablement le papier, il n’est pas sûr que la marque sera plus tard assez forte pour qu’on puisse la relever même sur tablette.

À la défense de Marc Bibeau

En cours d’assemblée, un représentant du MÉDAC s’est interrogé sur l’élection, la veille, de Marc Bibeau au conseil d’administration de la Financière Power. Monsieur Bibeau est l’ancien argentier du Parti libéral du Québec et a été interrogé par l’UPAC.

La question a vivement fait réagir Paul Desmarais qui a soutenu que le simple fait de la poser était presque diffamatoire.

En conférence de presse, il s’est dit irrité par le sujet, « parce qu’on assiste de plus en plus à des chasses aux sorcières ». Il a rappelé qu’aucune accusation n’avait été portée contre monsieur Bibeau et qu’il avait produit des déclarations. Il a aussi défendu son droit à collecter légalement de l’argent pour des partis politiques.

« Il faut faire la différence entre une police qui enquête, et une qui porte des accusations. Je trouve ça malsain pour une société que l’on ne fasse pas cette différence », a-t-il dit.

Paul Desmarais a soutenu que monsieur Bibeau était un excellent administrateur et souligné qu’il avait récolté le deuxième pointage le plus élevé lors de l’élection de la veille.

D’accord avec monsieur Desmarais : il y a parfois de l’exagération dans la société et dans les médias. Pas prêt cependant à tout de suite lui lever notre chapeau pour son courage. Attendons que la SQ ait signalé la fin de ses enquêtes.

Les actionnaires ne devraient pas être consultés sur les salaires

On parle ici du plus gros morceau de l’assemblée annuelle.

Paul Desmarais estime que la gouvernance d’entreprise souffre d’une inflation de règles et de directives qui absorbent le temps et l’énergie des conseils. Il soutient que les administrateurs sont aujourd’hui obligés de consacrer le plus clair de leur temps à gérer des procédures pour une soi-disant bonne gouvernance. Cela ne leur laisse que peu de temps pour traiter des enjeux critiques comme la stratégie à long terme, l’évolution des besoins des clients et le contexte concurrentiel changeant.

Monsieur Desmarais s’est notamment dit contre les votes consultatifs des actionnaires en matière de rémunération. Il a estimé que les administrateurs avaient tout en main pour décider d’une rémunération adéquate.

Essentiellement, il a demandé à ce que les autorités rétablissent le rôle prépondérant de l’administrateur, en insistant sur le fait qu’il a déjà un devoir de fiduciaire pour l’ensemble des actionnaires. Il est important, a-t-il dit, de rebâtir la confiance envers les administrateurs.

— Vous semblez être en complète opposition avec Warren Buffett, lui a-t-on fait remarquer.

Il a rétorqué qu’il connaissait Buffett et son comparse Charlie Munger et était convaincu qu’ils étaient d’accord avec lui sur la nécessité de rebâtir la confiance envers les administrateurs et sur l’excès des demandes en matière de gouvernance.

Sur ces points, sans doute. Sur celui de la rémunération, certainement pas. Dix années à fréquenter les assemblées de Berkshire Hathaway nous ont permis de constater que Buffett avait pas mal perdu espoir dans les salaires qui sont versés aux hauts dirigeants. À l’une d’entre elles, il avait notamment fait remarquer que les conseils sur lesquels il siégeait se gardaient bien de le proposer au comité de rémunération. À une autre, il avait dénoncé les consultants en rémunération qui avaient vite compris qui mettait le beurre sur leur pain.

Buffett s’est en outre récemment abstenu de voter sur la rémunération des dirigeants de Coca Cola, parce qu’il la jugeait trop élevée.

La cimenterie de Port-Daniel

Un mot enfin sur le projet de cimenterie de Port-Daniel, qui a fait couler beaucoup d’encre dans les médias, et où la famille Desmarais (actionnaire indirect du cimentier Lafarge) et la famille Bombardier-Beaudoin (actionnaire principal de Port-Daniel) ont souvent été réputées être en intense rivalité.

Jamais la discussion de Port-Daniel n’a été abordée au conseil, a dit Paul Desmarais. Le plus loufoque est qu’il s’est finalement décidé à poser quelques questions à Lafarge sur l’affaire parce que tout le monde en parlait dans les médias.

Le président de Power a dit être un ami de la famille Bombardier-Beaudoin, mais soutenir la position de Lafarge, dont Power est actionnaire.

Il a souhaité bonne chance à Laurent Beaudoin, en disant croire que ce ne serait pas facile. L’industrie du ciment au Québec ne fonctionne qu’à 60 % de sa capacité, et exporter du ciment aux États-Unis ne sera probablement pas aussi facile qu’on le croit.

Quelqu’un devra céder quelque part, a-t-il estimé.

La conférence de presse a finalement pris fin, les frères Desmarais devant aller à un conseil d’administration.

« Je pense qu’on vous a donné pas mal de matériel », a lancé en souriant, André Desmarais.

En effet!

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La moitié des votes libres

Boards should decide executive pay, not shareholders : Desmarais

15 mai 2014
Paul Delean, The Gazette

Say on pay? Not at Power Corp.

A proposal to give shareholders a chance to express themselves on the compensation policy for the company’s five most senior executives was defeated, for the second straight year, at its annual meeting Thursday in Montreal.

In his address to the meeting, co-chief executive Paul Desmarais Jr. said company directors are better informed and have more resources to make an enlightened decision on executive pay than shareholders.

If the board of directors can’t be trusted to make that decision, what’s the logic in letting it make any?, wondered Desmarais, who according to the company circular earned $5.1 million in compensation at Power Corp. and another $2.5 million at subsidiary Power Financial in 2013.

The proposal for an advisory vote on pay, submitted by shareholders’ rights group MÉDAC, was backed by about 18 per cent of the vote, a proportion comparable to last year. MÉDAC said it’s a significant show of support in that it represents almost half of all votes not directly controlled by the Desmarais family.

It argued that more than 100 Canadian companies have consented to such as measure, including all the large banks, and it provides shareholders with a chance to tell the board what they think of its compensation practices, regardless of the number of shares they hold.

But the proposal appeared to have struck a nerve with Desmarais, who went on at some length about modern-day corporate governance and what he views as excessive demands.

Governance, he said, should be a strategic tool, “not a process.”

“When clicking boxes becomes a priority for a board, the pendulum has swung too far,” he said. “We have to return to governance basics. Some of the supposed best practices in governance may be harmful to the long-term performance of many companies.”

Desmarais said directors are elected by shareholders, and if shareholders don’t have confidence in them and their ability to manage the company’s affairs, they can choose not to vote for them.

Directors, he said, are required by law to act in the best interests of the corporation, something that’s not required of individual shareholders, some of whom may have “opportunistic” short-term agendas.

Desmarais also decried today’s emphasis on short-term results, saying long-term performance is what matters most for companies.

“Governance creates value when it focuses on the long-term interests of shareholders,” he said.

Thursday’s annual meeting was the first for Power Corp. since the passing of company builder and visionary Paul Desmarais Sr., who died last October at age 86.

Paul Jr. said his father was a man of honour who gave the company strong and deep foundations that enabled his sons to keep building when he handed them the reins in 1996.

“It was his project of a lifetime. Ours, too, for that matter,” said Paul Jr., whose brother André is co-chief executive at Power Corp.

The company had net earnings of $977 million last year, up from $816 million in 2012, and made another $242 million in the three months ended March 31, up from $225 million in the same quarter a year ago.

One of the few weak links among its business holdings is Gesca Ltd., which publishes La Presse newspaper. Paul Jr. wouldn’t give specifics about its profitability, but said management is happy with the results so far of the innovative tablet edition La Presse +, introduced last year. It’s on more than 400,000 tablets, occupies individual readers for an average of 44 minutes on weekdays (even longer on weekends) and is particularly popular with people age 25 to 54, a desirable demographic for advertisers.

The conventional newspaper, however, is in a “very precarious” state and will be “very hard to keep,” he said, without specifying when it might disappear.

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Les bonnes questions

Économie du Québec : les Desmarais optimistes

15 mai 2014
Julien Arsenault, La Presse canadienne

MONTRÉAL – Le résultat de la dernière élection est la preuve que le Québec a évacué la question référendaire, selon le codirigeant de Power Corporation, André Desmarais, qui se dit maintenant optimiste quant à la situation économique de la province.

« Je crois que le fait que le Québec ait répondu ‹ non › au référendum, parce que c’était vraiment, à mon avis, une élection référendaire, ça a envoyé un signal assez fort que les gens ont peut-être décidé que c’était terminé ces discussions », a dit M. Desmarais, jeudi.

En marge de l’assemblée annuelle du conglomérat, M. Desmarais — fédéraliste avoué — a laissé entendre que le signal envoyé par les électeurs le 7 avril devrait rassurer les investisseurs.

« Je pense que pour la première fois le Québec est sur une avenue qui lui permettra de croître, surtout s’il reste sur la route qu’il a décidé de prendre récemment », a-t-il expliqué aux journalistes en point de presse.

Le codirigeant de Power Corporation (TSX :POW) a néanmoins prévenu que la partie était loin d’être gagnée et que le nouveau gouvernement libéral de Philippe Couillard aura fort à faire pour redorer le blason de la province dans le reste du Canada et dans le monde.

« Si le gouvernement peut prendre les bonnes décisions (…) (pour) redorer une image ternie par les carrés rouges, la charte et la Commission Charbonneau, qui ont donné une mauvaise impression, a dit M. Desmarais. Il faudra que le gouvernement attire les investissements. »

M. Desmarais a également prévenu que la situation économique de la province ne changera pas du jour au lendemain, affirmant que « détruire une réputation, ça se fait rapidement, mais (que) la (re)construire (prenait) du temps ».

Il est également inacceptable, selon lui, que le Québec, qui représente 23,8 pour cent de la population canadienne, ne contribue qu’à seulement quelque 20 pour cent du produit national brut.

« Il n’y a pas de raisons, quand on regarde la créativité, l’intelligence et l’éducation que nous avons (…) (qu’on ne puisse) aller vers l’avenir économique qui peut nous permettre de s’offrir les soins que l’on veut », a observé M. Desmarais.

À ses côtés, son frère Paul Desmarais fils, également codirigeant de Power Corporation, a quant à lui indiqué qu’il s’attendait à une augmentation des investissements puisqu’un « voile » avait été levé sur « l’incertitude » le 7 avril dernier.

À la défense de Marc Bibeau

Paul Desmarais fils s’est également porté à la présence de Marc Bibeau au conseil d’administration de la Corporation Financière Power (TSX :PWF), même s’il est sous le radar de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

M. Bibeau, de l’entreprise Schokbéton, a souvent été identifié comme le grand argentier du Parti libéral du Québec sous le règne de l’ex-premier ministre Jean Charest.

Questionné lors de l’assemblée des actionnaires par un représentant du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires, le codirigeant de Power Corporation a rappelé que M. Bibeau n’était pas visé par des accusations.

« C’est un monsieur qui a fait beaucoup pour la société, qui a essayé d’aider à lever des fonds pour les partis, a-t-il dit. Il l’a fait de bonne foi. »

Plus tard, en point de presse, Paul Desmarais fils s’est dit « irrité » de voir qu’il y avait de plus en plus de « chasses aux sorcières », ce qu’il déplorait, ajoutant que M. Bibeau s’était déjà exprimé sur le sujet.

« Je me dis : quelle personne va vouloir travailler pour quelque parti que ce soit? » a-t-il demandé.

Paul Desmarais fils a rappelé que M. Bibeau avait été réélu au sein du conseil de la Corporation Financière Power avec une majorité de plus de 99 pour cent.

« Nous sommes très heureux de l’avoir », a-t-il dit.

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