Aborder Manuvie

Société financière Manuvie

Le recours collectif est bien lancé

3 février 2012
Denise Proulx, Agence QMI

Les procédures qui mèneront au procès intenté par le MÉDAC contre la Société Financière Manuvie sont bel et bien lancées, comme en témoigne la publication, vendredi, d’un avis public dans les journaux.

Cette publication représente une des nombreuses étapes devant mener à une date d’audience, s’il y a lieu. « Nous devons informer la population que le processus du recours collectif avance », a expliqué Simon Hébert, avocat au cabinet Siskinds & Desmeules, de Québec.

Depuis le 15 décembre, la juge s’implique activement dans le dossier afin que chacune des parties fournisse les données pour développer et structurer la preuve. « Il nous manque encore beaucoup d’informations », a ajouté Me Hébert.

Le recours collectif, couvrant tout le Canada, touche un nombre encore indéterminé de petits investisseurs. Chacune des requêtes est traitée par la province concernée par le recours collectif. Une demande déposée par le Québec devrait donc permettre de présumer le nombre de petits investisseurs impliqués.

« Cela peut représenter des milliers de personnes », a dit Me Hébert. Une fois la documentation amassée, la juge Alicia Soldevila pourra lancer des périodes d’interrogatoires, pour approfondir la preuve.

« Cela devrait nous amener à l’été », a indiqué Me Hébert. Rien, toutefois, n’indique que le procès sera lancé à cette période. C’est à la juge de le déterminer.

Dans le cadre de cette procédure préliminaire, Marc Lamoureux agit comme porte-parole des investisseurs, tandis que Normand Caron représente le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC). M. Caron est conseiller en formation du MÉDAC.

En effet, à cette étape-ci, les intimés veulent questionner Manuvie pour qu’elle explique comment elle a sélectionné les informations divulguées aux investisseurs, pour certains produits financiers.

Le MÉDAC soupçonne l’institution financière d’avoir négligé de les informer adéquatement. « Nous voulons que Manuvie fasse la démonstration qu’elle n’a pas camouflé des informations très sensibles pour les investisseurs », a expliqué Normand Caron.

Les principales questions de faits et de droit concernent notamment l’omission d’émettre toutes les informations requises aux détenteurs d’action, selon l’article 73 de la Loi sur les valeurs mobilières et le règlement 51-102 sur les obligations d’information continue.

Le MÉDAC estime que l’absence de ces informations représentait un avantage favorable à Manuvie qui a pu influencer ou manipuler les investisseurs dans l’achat de ses produits financiers.

Si la Cour supérieure donne raison au MÉDAC, Manuvie devra payer à chacun des requérants une somme à titre de dommages et intérêts. Si tel est le cas, selon la capitalisation boursière de Manuvie évaluée à 33,9 milliards $, ce sont des centaines de millions de dollars qui seront en jeu. Quelque 25 % de ces sommes reviendraient aux Québécois.

La Société Financière Manuvie n’a pas encore réagi à ces informations.

Source ›››

Lancement du recours (juillet 2011…) ›››

 
Craindre le pire

Yves Michaud craint pour la survie du MÉDAC


Le fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC), Yves Michaud, craint pour la survie de l’organisme, car l’autorité des marchés financiers a refusé une seconde fois sa demande de financement.

André Dubuc, La Presse

« Le MÉDAC risque de fermer, avertit Yves Michaud. On est financièrement sur la respiration artificielle depuis qu’on est né », dit celui qui qualifie son organisme de joyau de la démocratie actionnariale. « J’ai été le premier à faire reconnaître par une cour de justice le droit de faire des propositions d’actionnaire », rappelle-t-il.

Auparavant, l’Autorité des marchés financiers (AMF) versait chaque année 100 000 $ pour le Passeport MÉDAC, une activité de formation, et une autre somme de 25 000 $ destinée au fonctionnement de l’organisme. En mai 2011, elle a cessé de verser les 100 000 $, elle continue toutefois de payer les 25 000 $.

[…]

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Anticonstitutionnellement

Le projet de Commission fédérale unique des valeurs mobilières est anticonstitutionnel

La Cour suprême du Canada se rend à la même conclusion que le MÉDAC sur la question de la mise sur pied d’une commission fédérale unique des valeurs mobilières.

Le gouverneur en conseil, en vertu de l’art. 53 de la Loi sur la Cour suprême, a sollicité l’avis consultatif de la Cour sur la question de savoir si la Loi sur les valeurs mobilières proposée, qui est annexée au décret C.P. 2010‑667, relève de la compétence législative du Parlement du Canada.

Lire le jugement ›››

Valeurs mobilières : Flaherty respectera la décisio ››› 

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Québec étudie l'avis de la Cour suprême ›››

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La FCCQ se réjouit de l'avis de la Cour suprême ›››

Ottawa ne peut aller de l’avant, tranche la Cour suprême ›››

 
Maple-TMX — le MÉDAC à l’AMF

La Bourse de Montréal, une simple succursale de Toronto?

source : http://www.montrealgazette.com/business/5768103.bin

« Avec cette entente de Maple, la Bourse de Montréal, administrativement et juridiquement, disparaît dans le groupe TMX. S'il n'y a plus d'initiatives à Montréal, ça devient graduellement une coquille vide. »

Le mémoire (au format *.pdf) ›››

Sources : Radio-Canada (document vidéo) ›››, Radio-Canada ›››, Le Devoir ›››, Canal Argent ›››, Les Affaires ›››, La Presse ›››, The Globe and Mail ›››, The National Post ›››, The Gazette ›››, Finance et investissement ›››, Sophie Cousineau (La Presse) ›››, Michel Munger (Canal Argent) ›››

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Achat de la Bourse de Toronto : étape cruciale pour Maple

2011-11-24
Martin Vallière, La Presse

Le projet d’achat du groupe boursier TMX (T.X), propriétaire de la Bourse de Toronto, par le consortium financier Maple amorce une étape cruciale devant les principaux gendarmes boursiers du Québec et de l’Ontario, qui ont chacun un droit de veto.

« […] Des dirigeants du regroupement d'actionnaires MEDAC, Jacques Parizeau et Yves Michaud, plaideront dans le même sens demain. Ils discuteront aussi de la représentation minimale du Québec au conseil d'administration d'un futur groupe Maple-TMX. »

Lire la suite ›››

 
Campagne de l’AMF

Informez-vous. Après tout, c’est votre argent!

La question des finances personnelles vous cause des tracas et vous ne savez pas par où commencer? Planifier votre retraite, choisir le bon représentant, savoir déjouer les fraudes, investir en bourse ou choisir le bon type d’assurance… En finance, il n’y a pas de formule magique, il faut savoir bien s’informer!

L’Autorité des marchés financiers, l’organisme mandaté par le gouvernement du Québec pour encadrer les marchés financiers québécois et prêter assistance aux consommateurs de produits et services financiers, vous propose des renseignements utiles pour vous aider à faire des choix éclairés dans la gestion de vos finances personnelles.

Source ›››

 
L’action

Premier bilan du vote consultatif sur la rémunération des hauts dirigeants

Les actionnaires passent à l’action…

Montréal, le 7 juillet 2011 — Au cours de l’année 2010, le MÉDAC a déposé des propositions d’actionnaires afin que les compagnies reconnaissent à leurs actionnaires le droit d’exprimer leur voix en regard de la rémunération des hauts dirigeants.

Après avoir analysé les rapports de résultats de votes des compagnies ayant déjà tenu un tel vote (37 compagnies), Louise Champoux-Paillé, administratrice du MÉDAC, fait les constats suivants :

– les administrateurs de 7 compagnies sur 37 (19 %) ont exprimé leur désaccord avec la politique de rémunération avec un taux de plus de 10 %;

– les administrateurs de 10 autres compagnies (10/37 ou 27 %) ont voté « contre » dans une fourchette de 6 à 10 %; si l’on compare ces deux résultats combinés au pourcentage d’actionnaires qui appuient favorablement des propositions d’actionnaires (30 %), de tels résultats sont encourageants;

– les administrateurs siégeant au comité de rémunération de telles compagnies ont généralement reçu un pourcentage plus élevé d’abstentions que la moyenne des administrateurs de ces dernières.

Ces résultats témoignent bien de ce que ce nouveau moyen de participation actionnariale est utilisé par les actionnaires souhaitant exprimer leur désaccord. Ce taux de vote « contre » soulève la question des moyens que ces entreprises utiliseront pour mieux saisir les préoccupations de leurs actionnaires : échanges avec des groupes de défense des droits des actionnaires, forums d’échanges électroniques avec les actionnaires, sondages, etc.

Concluons en mentionnant que deux des propositions ayant obtenu le plus d’appuis lors des dernières assemblées annuelles portent sur la rémunération :

– utilisation de plus d’un instrument de mesure pour évaluer la performance des administrateurs : 27,69 % à la Banque Laurentienne;

– relation étroite entre la rémunération des hauts dirigeants et la performance des organisations : 35,89 % à la Banque Scotia.

Après une année d’existence, ce processus de consultation des actionnaires s’avère un outil intéressant pour promouvoir une rémunération alignée sur les soucis des actionnaires en matière de rémunération.

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Source : 514-286-1155

Document de l’étude au format *.pdf ›››

 
S’étonner de Couche-Tard

Alimentation Couche-Tard

Un commentaire étonnant de la direction

Montréal, le 19 juillet 2011 — Au début de l’année, la nouvelle Loi des sociétés par actions entrait en vigueur et reconnaissait le droit aux actionnaires de déposer des propositions pour améliorer la gouvernance des organisations québécoises.

Le 14 juillet dernier, Alimentation Couche-Tard émettait sa circulaire de la direction en vue de la prochaine assemblée annuelle. Le MÉDAC y a déposé cinq propositions présentées à l’Annexe C de cette circulaire pour lesquelles nous demandons votre appui. Celles-ci sont les suivantes :

Propositions

Justification

Ratio d’équité
Rapport entre la rémunération du président et la rémunération moyenne des employés

 

Plus ce ratio est grand, plus il est permis de penser que la confiance entre la direction et ses employés est fragile. Un ratio de 30 nous paraît raisonnable. L’an dernier, la rémunération du PDG a bondi de 24 % et a atteint 3,3 millions $ alors que les salaires moyens ont peine à suivre l’inflation.

Masse critique de femmes

Plus un conseil est composé de personnes ayant des talents et des perspectives différentes, plus il est efficace. Présentement, il n’y a qu’une seule femme siégeant au conseil.

Actions à vote multiple

Les actionnaires minoritaires ne doivent pas être de simples figurants et doivent influencer les destinées de l’entreprise. Cette proposition vise à vous donner davantage de pouvoirs.

Informations additionnelles
sur les entreprises comparables

Les entreprises ont tendance à choisir un groupe de comparaison où la rémunération est souvent supérieure à celle de leurs propres dirigeants, nourrissant ainsi une augmentation constante des rémunérations. Besoin d’en savoir plus sur ces comparables pour mieux juger de leur pertinence.

Vote consultatif
sur la rémunération des hauts dirigeants

Les actionnaires ont le droit d’exprimer leur opinion sur l’importance de la rémunération des hauts dirigeants.

À l’égard du vote consultatif, la lettre circulaire comporte un jugement étonnant de la direction :

« Ce comité (ressources humaines et régie d’entreprise)… est mieux placé afin de juger d’une rémunération adéquate que les actionnaires qui peuvent avoir des objectifs différents. »

Si tel était le cas, il serait fondamental que l’entreprise connaisse les préoccupations de ses investisseurs…

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Source : 514-286-1155